Victime de disparition forcée durant ce qui est appelé la bataille d’Alger. Son sort ne nous est pas encore connu.
Si vous avez une photo, des informations ou des documents concernant Mohamed BELLILI ou BELLALI, merci de nous écrire en commentaire ou à l’adresse mail 1000autres@laposte.net.
Dans leurs recherches, ses proches se sont adressés à la préfecture d’Alger. Une fiche du Service des liaisons nord-africaines indique qu’il est né le 18 septembre 1937 à Alger, qu’il est coiffeur au 16 rue de l’Aubépine, qu’il vit cité Nador rue n° 1 logement BI, et qu’il a été enlevé le 5 février 1957 à 8 h en se rendant au travail, par les parachutistes. Selon les fiches du SLNA et d’autres documents, sa famille parvient à suivre sa trace dans plusieurs lieux de détention : poste de Diar es Saada, Birmandreis, La Redoute, où elle lui apporte des colis jusqu’au 26 mars. Elle indique qu’il aurait été conduit au camp de Beni Messous le 17 mai. Elle perd ensuite sa trace.
Son nom figure également sur une liste envoyée en octobre 1957 par le Service des liaisons nord-africaines à l’armée afin de lui réclamer à nouveau des informations sur son sort. Le SLNA n’avait toujours pas eu de réponse à sa requête de la part de l’armée en octobre 1957. Le SLNA effectue une nouvelle recherche en août 1958.
En mai 1957, son père écrit à Robert Lacoste au sujet de son fils, sous le nom de BELLALI. La lettre donne une date d’enlèvement différente, le 3 février 1957 au lieu du 5 février, et le décrit également comme coiffeur.
Un dossier de la première Commission de sauvegarde des droits et libertés individuels contient une plainte de sa mère, Mme Laouedj Mohamed. L’armée répond que Mohamed BELLILI ou BELLALI aurait été « libéré le 24 mars 1957 ». La mention d’une « libération » ne permet toutefois pas d’établir qu’il est effectivement revenu auprès de ses proches. Selon les historiens, une libération peut aussi constituer une version mensongère utilisée pour dissimuler la mort d’une personne durant sa détention, soit qu’elle a été torturée à mort, soit qu’elle a été assassinée.
À l’été 1958, le général Salan est de nouveau saisi et demande une recherche. Le dossier conservé au Service historique de la Défense ne comporte pas de résultat. [Relever la date exacte de la lettre manuscrite et de la demande de Salan.]
Sources concernant Mohamed BELLILI ou BELLALI
– Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, ANOM.
– Liste du SLNA d’octobre 1957, même fonds, carton 91/4 I 62, ANOM.
– Lettre de sa mère Mme Laouedj Mohamed à Robert Lacoste, mai 1957, archives du cabinet du préfet d’Alger, ANOM 91 1 K.
– Dossier de la première Commission de sauvegarde des droits et libertés individuels, comprenant la réponse militaire, Archives Nationales F/60/3124-F/60/3231
– Dossier de recherches ordonnées par le général Salan à l’été 1958, Service historique de la Défense, GR 1 H 2698.
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– Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), en mars et mai 1957, puis en août 1958, fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, ANOM.
– Liste du SLNA d’octobre 1957, même fonds, carton 91/4 I 62, ANOM.

– Réponse de l’armée à une lettre de la mère au procureur de la République (non conservée) Dossier de la première Commission de sauvegarde des droits et libertés individuels, Archives Nationales F/60/3124-F/60/3231

– Dossier de recherches ordonnées par le général Salan à l’été 1958, Service historique de la Défense, GR 1 H 2698.








