N’a pas survécu à la disparition forcée durant ce qui est appelé la bataille d’Alger.
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Dans leurs recherches, ses proches se sont adressés à la préfecture d’Alger. Une fiche conservée par la préfecture indique que Mohamed TAZIR est né le 25 septembre 1898 à Djendel, qu’il est commerçant, qu’il vit 50 boulevard Cervantès à Belcourt et qu’il a été enlevé le 1er mai 1957 à 2 heures du matin à son domicile par les bérets rouges. La notice ancienne indique qu’il a été vu quelques jours plus tard au Stade municipal, utilisé comme lieu de détention. La personne à prévenir est son épouse.
Son nom figure également sur la liste envoyée en octobre 1957 par le Service des liaisons nord-africaines à l’armée afin de lui réclamer à nouveau des informations sur son sort. Le SLNA n’avait toujours pas eu de réponse à sa requête de la part de l’armée en octobre 1957. De nouvelles recherches sont signalées en mars et septembre 1958.
En août 1959, un groupe d’avocats a recueilli à Alger des informations de la part de familles de personnes enlevées et les a publiées dans un livre, Le Cahier vert, les Disparus. Dans leurs recherches, les proches de Mohamed TAZIR se sont adressés à ces avocats. Le Cahier vert indique notamment que sa famille a effectué des démarches auprès de Robert Lacoste, du colonel Crozafon, du général Massu et de Suzanne Massu. Une réponse du général Massu datée du 11 avril 1958 affirme que Mohamed TAZIR n’est pas fiché dans les archives du secteur Alger-Sahel et que son nom ne figure pas au fichier de la préfecture, alors qu’une fiche de la préfecture existe. Sa famille le recherchait toujours en août 1959.
Le 19 septembre 2018, son petit-fils Mohamed TAZIR a raconté les circonstances de l’enlèvement. Il indique que les parachutistes ont fait irruption au domicile familial dans la nuit précédant l’Aïd, ont fouillé la maison et ont emmené son grand-père. La famille ne l’a jamais revu malgré de nombreuses démarches et des recherches dans les centres de détention.
Sources concernant Mohamed ben Mokhtar TAZIR
– Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) [date à relever], fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, ANOM.
– Liste du SLNA d’octobre 1957, même fonds, carton 91/4 I 62, ANOM.
– Jacques Vergès, Michel Zavrian et Maurice Courrégé, *Les disparus, le cahier vert*, Lausanne, La Cité, 1959, qui cite une réponse du général Massu du 11 avril 1958.
– Témoignage de son petit-fils Mohamed TAZIR reçu par 1000autres.org le 19 septembre 2018.
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– Fiches de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) en mai 1957, mars et septembre 1958, fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, ANOM.
– Liste du SLNA d’octobre 1957, fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, ANOM.
– Jacques Vergès, Michel Zavrian et Maurice Courrégé, Les disparus, le cahier vert, Lausanne, La Cité, 1959, notamment p. 51.
– Témoignage et photo fournis par son petit-fils Mohamed TAZIR, 19 septembre 2018.






Tazir Mohamed ben Mokhtar