MADANI Belkheir

Victime de disparition forcée durant ce qui est appelé la bataille d’Alger. Il a survécu à sa disparition forcée.

Si vous avez une photo, des informations ou des documents concernant Belkheir MADANI, merci de nous écrire en commentaire ou à l’adresse mail 1000autres@laposte.net.

Dans leurs recherches, ses proches se sont adressés à la préfecture d’Alger. Une fiche du Service des liaisons nord-africaines indique qu’il est né le 14 juin 1920 à Oued Athémenia, qu’il est tailleur, qu’il vit 2 rue Citati et qu’il a été enlevé le 29 mai 1957 vers 23 h 30 à son domicile par les bérets verts. La personne à prévenir est son épouse.

Son nom figure également sur une liste envoyée en octobre 1957 par le Service des liaisons nord-africaines à l’armée afin de lui réclamer à nouveau des informations sur son sort. Le SLNA n’avait toujours pas eu de réponse à sa requête de la part de l’armée en octobre 1957.

En avril 2020, son fils Mourad MADANI a indiqué que son père avait survécu. Selon son témoignage, après son enlèvement, des parachutistes ont voulu l’abattre entre la prison de Serkadji et Bab Jdid, avant qu’un gradé n’ordonne son transfert à la villa Susini. Il y a été torturé, puis transféré au camp de Paul-Cazelles, où il est resté détenu pendant trois ans. Libéré en 1960, il est revenu à Alger. Il est mort le 14 octobre 1974 dans un accident de voiture.

Sources concernant Belkheir MADANI

– Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
– Liste du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) d’octobre 1957, fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
– Témoignage de son fils Mourad MADANI reçu le 10 avril 2020 et publié sur le site Mille autres

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– Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).

– Liste du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) d’octobre 1957, fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).


– Témoignage de son fils Mourad MADANI reçu le 10 avril 2020 et publié sur le site Mille autres. Voir les commentaires ci-dessous.

3 commentaires

  1. Madani Mourad Répondre

    Madani Belkheir était mon père. Il est mort le 14 octobre 1974 à Alger. Il n’a jamais fait valoir ses droits.

    • HistoireColoniale

      Merci pour cette identification. Si vous avez des précisions sur ce qui lui est arrivé en 1957 (interrogatoire, détention, libération éventuelle, etc.) n’hésitez pas à nous les communiquer.

  2. Madani Mourad Répondre

    Oh que oui. Une fois emmené, ils ont arrêté la jeep et l’ont descendu attaché pour l’abattre entre la prison Serkadji et Bab jdid. Un gradé parachutiste passait dans une autre jeep et leur a demandé de l’emmener à la villa Susini où il a été torturé (électricité, torchon, baignoire, …). Le 2ème bureau qui s’en chargeait. Après quelques jours, on l’a transféré au camp de Paul Cazelles où il a encore subi tortures et brimades. Il y a passé 3 ans. Libéré en 1960, il est revenu à Alger et continué son combat pour l’indépendance. En 1962, il remit aux autorités algériennes les fonds dont il avait la charge et a continué sa vie en tant que marchand ambulant jusqu’à son décès dans un accident de voiture le 14 octobre 1974.

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