N’a pas survécu à la disparition forcée durant ce qui est appelé la bataille d’Alger.
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Dans leurs recherches, ses proches se sont adressés à la préfecture d’Alger. Une fiche du Service des liaisons nord-africaines indiquent que Saïd ben Ahmed AMMARA a été arrêté le 1er février 1957. En cas de découverte il convient de prévenir son épouse Fatima Amara ou Me Popie. Une seconde fiche est conservée dans le dossier « Abattus » du cabinet du préfet d’Alger. Elle précise qu’il est né le 14 août 1926 à Alger, qu’il est gardien de marché à Bab El Oued, qu’il vit 3 rue Ben Ali et qu’il a été enlevé le 1er février 1957 à son domicile par les parachutistes. Elle indique la réponse de la ZNA : » Abattu au cours d’une tentative de fuite le 13-3-1957″.
Le nom de « AMMARA Saïd ben Ahmed » apparaît sur une liste envoyée en octobre 1957 par le Service des liaisons nord-africaines à l’armée afin de lui réclamer à nouveau des informations sur son sort. Le Service des liaisons nord-africaines n’avait toujours pas eu de réponse à sa requête de la part de l’armée en octobre 1957.
Le Fichier des arrestations constitué par la 10e Division de parachutistes, à partir des déclarations du 3e Régiment de parachutistes coloniaux, donne la même version, « abattu au cours tentative de fuite le 13/3 ». Selon les historiens, cette version de la tentative de fuite est souvent une version mensongère utilisée par les parachutistes lorsque la personne est morte durant sa détention, soit qu’elle a été torturée à mort, soit qu’elle a été assassinée. Il est donc difficile de confirmer les circonstances exacte de sa mort.
Après son enquête menée au début des années 2000, la journaliste Florence Beaugé rapporte une histoire plus détaillée à partir de témoignages, avec une date d’enlèvement légèrement différente. Selon son ouvrage, dans la nuit du 2 au 3 février 1957, les militaires recherchent Ali Amara (dit Alillou) au 3 rue Ben-Ali, dans la Casbah. Il est absent et ils enlèvent ses deux frères, Mohamed et Saïd Amara. Mohamed est conduit à Fort L’Empereur mais Saïd Amara est reconduit à son domicile, où il est torturé, selon les témoignages des voisins, par Jean-Marie Le Pen (qui appartient au 1er REP). Saïd est ensuite reconduit à Fort L’Empereur où il aurait été torturé de nouveau avant de disparaître. Les entretiens que la journaliste a menés avec les proches de Said Amara, notamment son frère Mohamed, confirment qu’il n’a pas survécu à son enlèvement par les militaires français.
Sources et références concernant Saïd ben Ahmed AMARA
- Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
- Note de renseignement, Archives du cabinet du préfet d’Alger, dossier « Abattus », ANOM, 91/4 I 213, Aix-en-Provence, France.
- Liste du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) d’octobre 1957, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
- Fichier des arrestations de février-mars-avril 1957 constitué par la 10e DP à partir des déclarations des différents régiments, fonds de la préfecture d’Alger, carton 91 1 K 1039, ANOM / Aix-en-Provence, France.
- Florence Beaugé, Algérie, une guerre sans gloire, 2005, p. 207.
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- Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
- Note de renseignement, Archives du cabinet du préfet d’Alger, dossier « Abattus », ANOM, 91/4 I 213, Aix-en-Provence, France.
- Liste du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) d’octobre 1957, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
- Liste du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) d’octobre 1957, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).



