N’a pas survécu à la disparition forcée durant ce qui est appelé la bataille d’Alger.
*Si vous avez une photo, des informations ou des documents concernant Ali ben Mohamed MEROUANE, merci de nous écrire en commentaire ou à l’adresse mail 1000autres@laposte.net.*
Dans leurs recherches, ses proches se sont adressés à la préfecture d’Alger. Une fiche du Service des liaisons nord-africaines indique et qu’il a été enlevé par les militaires « fin janvier » à son domicile. La fiche indique qu’en cas de découverte, il convient de prévenir Me Pierre Courtois, 16 rue de Tanger à Alger.
Son nom figure également sur une liste envoyée en octobre 1957 par le Service des liaisons nord-africaines à l’armée afin de lui réclamer à nouveau des informations sur son sort. Le SLNA n’avait toujours pas eu de réponse à sa requête de la part de l’armée en octobre 1957.
En août 1959, un groupe d’avocats a recueilli à Alger des informations de la part de familles de personnes enlevées et les a publiées dans un livre, Le Cahier vert. Dans leurs recherches, les proches de Ali MEROUANE se sont adressés à ces avocats. Le Cahier vert indique qu’il est né le 12 juin 1933. Sa famille le recherchait toujours en août 1959.
Selon les témoignages recueillis par Florence Beaugé, Ali MEROUANE est le fils de Mohamed MEROUANE. Il a été arrêté, comme ses frères Boualem et Mustapha, et a disparu comme son frère Boualem. Il était recherché en février 1957 par le lieutenant Jean-Marie Le Pen du 1er REP.
Le Fichier des arrestations de la 10e Division de parachutistes mentionne par ailleurs un « Ali MEROUANE » arrêté le 3 mars 1957 par le 3e RPC et donné comme « abattu lors d’une tentative de fuite » le 13 mars 1957. Il n’est pas établi avec certitude qu’il s’agit du même Ali MEROUANE. Selon les historiens, cette version de la tentative de fuite est souvent une version mensongère utilisée par les parachutistes lorsque la personne est morte durant sa détention, soit qu’elle a été torturée à mort, soit qu’elle a été assassinée.
Son petit-fils a confirmé sur 1000autres.org en octobre 2018 qu’Ali MEROUANE n’était jamais revenu. Sa photographie a été transmise par la famille en mars 2021.
Sources concernant Ali ben Mohamed MEROUANE :
– Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
– Liste du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) d’octobre 1957, fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
– Jacques Vergès, Michel Zavrian et Maurice Courrégé, Les disparus, le cahier vert, Lausanne, La Cité, 1959.
– Florence Beaugé, Algérie, une guerre sans gloire, Paris, Calmann-Lévy, 2005, p. 206.
– Fichier des arrestations de février-mars-avril 1957 constitué par la 10e DP à partir des déclarations des différents régiments, fonds de la préfecture d’Alger, carton 91 1 K 1039, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
– Correspondance avec la famille publiée sur 1000autres.org.
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Source : Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
Source : Liste du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) d’octobre 1957, fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).

Source : Jacques Vergès, Michel Zavrian et Maurice Courrégé, Les disparus, le cahier vert, Lausanne, La Cité, 1959.
Source : Fichier des arrestations de février-mars-avril 1957 constitué par la 10e DP à partir des déclarations des différents régiments, fonds de la préfecture d’Alger, carton 91 1 K 1039, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
Source : Photographie transmise par la famille.




Je suis le petit-fils de la famille Merouane (martyres) : Mohamed mon grand-père et Ali et Boualem mes oncles. Ils ont été torturés et assassinés et disparus d’après les témoin qui ont vécu. Notre famille veut plus de renseignement si c’est possible, Merci.
Merci pour votre témoignage. Nous n’avons malheureusement pas d’autre information sur Ali Merouane. Si vous avez des précisions sur les personnes disparues dans votre famille, n’hésitez pas à nous les communiquer.