BOUDJEMLINE Boubekeur
N’a pas survécu à la disparition forcée durant ce qui est appelé la bataille d’Alger.
Si vous avez une photo, des informations, des documents concernant Boubekeur Sedik Ben Omar BOUDJEMLINE, merci de nous écrire en commentaire ou à l’adresse mail 1000autres@laposte.net.
Dans leurs recherches, ses proches se sont adressés à la préfecture d’Alger. Une fiche du Service des liaisons nord-africaines datant du 11 octobre 1958 indique qu’il a 25 ans, qu’il est né le 20 juillet 1933, qu’il est tailleur, qu’il vit 7 rue du Diable dans la Casbah à Alger, et qu’il a été enlevé le 3 juillet 1957 par les parachutistes.
Le 27 mars 2026, son neveu a adressé des courriels aux historiens du projet Mille autres, accompagnés de photos et d’un extrait d’acte de naissance. Il indique que Boudjemline Boubekeur Sedik était le fils de Amar Boudjemline et de Kouba Khedidja, qu’il avait cinq sœurs (Houria, Khedidja, Aïcha, Fifi, Fatiha) et deux frères (Abdelkader et Kaddour). Il ajoute qu’il était un tailleur connu de la Casbah, que durant la guerre d’indépendance, il cachait l’arme dans un trou dans le mur, dans le quartier où il habitait, rue du Diable dans la Casbah d’Alger et se réfugiait chez les voisins, la famille Lafére. Selon le neveu, après son incarcération, il remit à l’un de ses compagnons des manchettes de chemise perlée de diamant comme preuve qu’il était encore en vie. Pendant un certain temps, sa mère a pu lui rendre visite à la prison de Serkadji, mais par la suite, elle, ainsi que tous les autres membres de la famille se sont vu refuser tout droit de visite, « comme s’il n’existait plus », écrit-il. Il ajoute: « Ma grand-mère a tenté d’intervenir par le biais d’un avocat ou d’un mandataire pour pouvoir le rencontrer, mais toutes les tentatives sont restées vaines. et n’a plus reçu de lui aucune nouvelle de lui ». Selon le neveu, après l’indépendance, il a été déclaré disparu selon la loi algérienne, puis a été reconnu comme martyr et héros de la Casbah. Sa mémoire a été honorée dans la ville de Douéra, à l’ouest de la capitale, où, dans le quartier Ouled Mendil, une cité porte son nom.
Le 28 mars 2026, c’est la nièce de Boubekeur Boudjemline qui écrit pour ajouter qu’il avait été enlevé dans la Casbah alors qu’il venait rendre visite à sa soeur. Elle insiste sur les recherches effectuées par sa grand-mère et son père (la mère et le frère de Boubekeur) pour le retrouver, en vain.
Sources concernant Boubekeur Sedik Ben Omar BOUDJEMLINE :
- Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), Archives Nationales d’Outre-Mer (ANOM / Aix-en-Provence, France)
- Emails de son neveu daté du 27 mars 2026 et adressé aux historiens du projet Mille autres, accompagné de différents document (notamment photos et extrait d’acte de naissance).
- Email de sa nièce, daté du 28 mars 2026 et adressé aux historiens du projet Mille autres.
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- Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), Archives Nationales d’Outre-Mer (ANOM / Aix-en-Provence, France)
- Photographies fournies par le neveu de Boubekeur Boudjemline
- Email de son neveu daté du 27 mars 2026 et adressé aux historiens du projet Mille autres, accompagné de différents document (notamment photos et extrait d’acte de naissance).
« Boudjemline Boubekeur Sedik c’est le fils de Amar Boudjemline et Kouba Khedidja , il a cinq sœurs ( Houria, Khedidja, Aïcha, Fifi, Fatiha) et deux frères ( Abdelkader et Kaddour) il était un tailleur très connu a la casbah , Il cachait l’arme dans un trou dans le mur, dans le quartier où il habitait ( 7ème rue du diable, La Casbah, Alger). Il réfugiait chez leurs voisins, la famille Lafére. Après son incarcération, il remit à l’un de ses compagnons des manchettes de chemise perlée de diamant comme preuve qu’il était encore en vie. Sa mère lui rendait visite à la prison de Serkadji, mais après un certain temps, sa famille n’a plus été autorisée à lui rendre visite. Depuis lors, la famille n’a reçu aucune nouvelle de lui. Même après l’indépendance, il a été déclaré disparu selon la loi algérienne pendant une période, puis il a été reconnu comme martyr et héros de la Casbah. Sa mémoire a été honorée dans la ville de Douéra, dans le quartier Ouled Mendil, à l’ouest de la capitale. C’est tout ce que je sais de mon oncle, le jeune Boubekeur Sedik Ben Amar Boudjemline. Et merci pour votre service. »
« Ma grand-mère (sa mère) m’a confié avoir pu lui rendre visite environ trois fois à la prison de Serkadji. Par la suite, elle, ainsi que tous les autres membres de la famille, se sont vu refuser tout droit de visite, comme s’il n’existait plus. Ma grand-mère a tenté d’intervenir par le biais d’un avocat ou d’un mandataire pour pouvoir le rencontrer, mais toutes les tentatives sont restées vaines. On m’a également rapporté que l’administration pénitentiaire niait la présence d’un détenu nommé « Boubekeur Sedik Boudjemline » ».
- Email de sa nièce, daté du 28 mars 2026 et adressé aux historiens du projet Mille autres.
« Bonsoir
Voilà je suis la nièce à boudjemlin boubekeur, mon frère vous a écrit y’a quelques jours.
Juste pour corriger une information, mon oncle a ete enlevé dans le cartier casbah il venait rendre visite à sa maman. Et depuis aucune nouvelle. Ma grand mère, mon père l’ont cherché partout à époque mais aucune information ne leur a été donné.
Voilà c par rapport à ça que je voulais apporter cette précision.
Si vous voulez d’autres informations précises n’hésitez pas je vais essayer creuser encore, dommage que mon papa et ses sœurs sont décèdés.
Je crois que nous avons à la grande maison chez maman une photo d’identité, je vais la chercher et vous l’envoyer.
Merci pour votre attention
Cordialement
Maman et ma sœur ainée’




