SELLAMI Saad

SELLAMI Saad

Né en 1913. Confiseur. Bd Cervantès. 8 enfants. Enlevé le 20 juillet 1957 par les bérets rouges, conduit Villa de la Grotte, allée des Mûriers (centre de torture) durant 12 jours. D’après l’armée, aurait été interné à Paul-Cazelles, ce que dément le directeur du camp. Aurait été hospitalisé en janvier 1958. Aurait quitté l’hôpital le 4 mars, puis été repris par les militaires. Pas de réponse de l’armée en octobre. Nouvelle recherche en novembre 1958 (SLNA). Toujours recherché en août 1959. (CV). A disparu définitivement après son enlèvement selon les commentaires laissés par des membres de sa famille (ci-dessous).

4 commentaires

  1. Sellami Répondre

    Je suis là petite fille de Monsieur Sellami Saad,
    Je voudrais avoir plus d’informations concernant mon grand-père que malheureusement je n’ai pas eu la chance de connaître.
    Ma grand-mère mon père oncles et tantes n’ont jamais réussi à faire le deuil d’un père d’un mari dont ils ignorez le sort que l’armée lui a réservé suite à son enlèvement.
    Merci d’avance pour chaque informations

  2. BELMILOUD Répondre

    Je vous remercie d’avoir mis au jour ces archives. Le grand public et particulièrement les familles méritent d’en apprendre plus sur les horreurs commises durant la guerre l’Algérie par l’armée française.
    Moi même, j’en apprend davantage sur mon aïeul, la détention, la torture qu’il a subi avant de disparaître ou devrais-je dire d’être éliminé…
    Paix à ton âme Saad Sellami. Ta mort n’aura pas été vaine.

  3. Salim Fekari Répondre

    Allah yarrahmou notre grand père Grand héro de la révolution

  4. Nassim Fekari Répondre

    Disparition en 1957 à Alger : l’histoire toujours sans réponse de Sellami Saad

    Alger — Dans les escaliers du quartier du Hamma, à , une plaque porte un nom : “سلامي سعد” (Sellami Saad). Pour les passants, il s’agit d’une dénomination parmi d’autres. Pour sa famille, c’est la trace d’une vie interrompue et d’une disparition jamais élucidée.

    Une arrestation en pleine guerre

    Sellami Saad, né en 1913 à , exerçait le métier de confiseur et vivait au 54 boulevard Cervantès à Alger. Selon un document administratif daté de novembre 1958, il a été arrêté le 20 juillet 1957 à 22 heures à son domicile par des parachutistes.

    Cette arrestation intervient au cœur de la , période marquée par une intensification des opérations militaires et des pouvoirs de police confiés à l’armée française.

    Détention et disparition

    Des recherches historiques indépendantes indiquent que Sellami Saad aurait été détenu dans un centre d’interrogatoire à Alger, notamment dans la zone d’El Biar, connue à l’époque pour des détentions extrajudiciaires. Il aurait ensuite été transféré, puis aurait disparu après mars 1958, sans qu’aucune information officielle ne soit communiquée à sa famille.

    Malgré des démarches entreprises à la fin des années 1950, aucune réponse définitive n’a été apportée. Son nom figure aujourd’hui parmi ceux des personnes arrêtées durant cette période et jamais réapparues.

    Une mémoire inscrite dans la ville

    Dans le quartier de , anciennement Belcourt, des escaliers portent aujourd’hui son nom. En Algérie, ce type d’hommage est généralement attribué à des personnes considérées comme victimes de la guerre d’indépendance, parfois reconnues comme martyrs.

    Cette reconnaissance symbolique contraste avec l’absence de documents officiels établissant les circonstances exactes de sa mort, ou même une date précise de décès.

    Une disparition parmi d’autres

    Le cas de Sellami Saad s’inscrit dans une réalité plus large : celle des disparitions survenues à Alger en 1957. De nombreux témoignages et travaux d’historiens évoquent des arrestations suivies de détentions secrètes, sans procédure judiciaire, dont certaines se sont conclues par des décès non déclarés.

    Aujourd’hui encore, des familles continuent de chercher des réponses, entre archives incomplètes et mémoire fragmentée.

    Une quête de vérité toujours ouverte

    Plus de soixante ans après les faits, l’histoire de Sellami Saad reste inachevée. Sa famille poursuit ses démarches auprès des archives et des institutions pour obtenir une reconnaissance officielle et, si possible, des informations sur ses derniers jours.

    En attendant, son nom inscrit dans les rues d’Alger demeure le seul témoignage visible d’une vie emportée par la guerre — et d’une disparition qui continue d’interroger.

    M. Nassim Fekari
    Petit Fils du Shahid S.Sellami

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