Victime de disparition forcée durant ce qui est appelé la bataille d’Alger, il a survécu.
Si vous avez une photo, des informations ou des documents concernant Sylvère GOMIS, merci de nous écrire en commentaire ou à l’adresse mail 1000autres@laposte.net.
Dans leurs recherches, ses proches se sont adressés à la préfecture d’Alger. Une fiche du Service des liaisons nord-africaines indique qu’il a 31 ans, qu’il est « employé CFA modéliste », qu’il vit rue Sadi Carnot à Alger et qu’il a été enlevé le 23 mars 1957 à Alger par les militaires. En cas de découverte, il est indiqué de prévenir Me Morali.
Son nom figure également sur une liste envoyée en octobre 1957 par le Service des liaisons nord-africaines à l’armée afin de lui réclamer à nouveau des informations sur son sort. Le SLNA n’avait toujours pas eu de réponse à sa requête de la part de l’armée en octobre 1957.
Nous remercions l’historien Pierre-Jean Lefoll-Luciani de nous indiquer que Sylvère Gomis était membre du Parti communiste algérien et syndicaliste CGT et qu’il avait été enlevé dans le cadre du démantèlement du réseau de La Voix des soldats. Son nom apparaît dans les dossiers d’instruction des tribunaux militaires relatifs au réseau.
Sources concernant Sylvère GOMIS
– Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, ANOM.
– Liste du SLNA d’octobre 1957, même fonds, carton 91/4 I 62, ANOM.
– Dossiers d’instruction des tribunaux militaires relatifs au réseau de La Voix des soldats
_____________________________________________________________________________________
– Fiche SLNA, carton 91/4 I 62, ANOM.
– Liste du SLNA d’octobre 1957, carton 91/4 I 62, ANOM.

