MEROUANE Mohamed

N’a pas survécu à la disparition forcée.

*Si vous avez une photo, des informations ou des documents concernant Mohamed MEROUANE, merci de nous écrire en commentaire ou à l’adresse mail 1000autres@laposte.net.*

Dans leurs recherches, ses proches se sont adressés à la préfecture d’Alger. Une fiche du Service des liaisons nord-africaines indique qu’il a été enlevé par les militaires « fin janvier » à son domicile. La fiche indique qu’en cas de découverte, il convient de prévenir Me Pierre Courtois, 16 rue de Tanger à Alger.

Son nom figure également sur une liste envoyée en octobre 1957 par le Service des liaisons nord-africaines à l’armée afin de lui réclamer à nouveau des informations sur son sort. Le SLNA n’avait toujours pas eu de réponse à sa requête de la part de l’armée en octobre 1957.

En août 1959, un groupe d’avocats a recueilli à Alger des informations de la part de familles de personnes enlevées et les a publiées dans un livre, Le Cahier vert. Dans leurs recherches, les proches de Mohamed MEROUANE se sont adressés à ces avocats. Le Cahier vert indique qu’il est né en 1914, qu’il vit 33 rue N’fissa dans la Casbah d’Alger, qu’il a été arrêté à par les parachutistes de Bigeard en février 1957, en même temps que deux de ses fils.

Selon les témoignages recueillis par Florence Beaugé, Algérie, une guerre sans gloire, Paris, 2005, p. 205-20 il a été exécuté à Fort L’Empereur avec d’autres détenus, après avoir été enlevé durant la nuit du 2 au 3 février 1957 par le lieutenant Jean-Marie Le Pen, en même temps que son fils Mustapha Merouane. Ses deux autres fils, arrêtés plus tard, Ali et Boualem, sont eux aussi identifiés comme disparus.

En octobre 2018, son petit-fils a confirmé sur 1000autres.org la disparition définitive de Mohamed MEROUANE ainsi que de ses fils Ali et Boualem. Une photographie de Mohamed MEROUANE a été transmise par la famille en mars 2021.

Sources concernant Mohamed MEROUANE :

– Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).

– Liste du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) d’octobre 1957, fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).

– Jacques Vergès, Michel Zavrian et Maurice Courrégé, Les disparus, le cahier vert, Lausanne, La Cité, 1959.

– Florence Beaugé, Algérie, une guerre sans gloire, Paris, Calmann-Lévy, 2005, p. 205-206.

– Correspondance avec la famille publiée sur 1000autres.org.

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Source : Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).

Source : Liste du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) d’octobre 1957, fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).

 

Source : Jacques Vergès, Michel Zavrian et Maurice Courrégé, Les disparus, le cahier vert, Lausanne, La Cité, 1959.

Source : Photographie transmise par sa famille. 

4 commentaires

  1. HistoireColoniale Répondre

    reçu le 03/10/2018;
    « Je suis le petit-fils de la famille Merouane (martyres) : Mohamed mon grand-père et Ali et Boualem mes oncles. Ils ont été torturés et assassinés et disparus d’après les témoin qui ont vécu. Notre famille veut plus de renseignement si c’est possible, Merci. »

  2. Merouane Répondre

    bonsoir je suis de la famille Merouane je voudrais savoir si les martyres Merouane de la casbah son originaire de ain bessam merci pour l’info

  3. Berdjeb Atika Répondre

    Mon père Berdjeb Mohamed arrêté a notre domicile par Massu en mars 1957 à Alger rue Dupuch torturé à la villa suzini et disparu à jamais après dénonciation ….les moudjahidines qui se trouvaient chez nous sont Djamila Bouhired , f Z. Laroussi , Zohra Drif ,Ali la pointe ,Aamrani Hacene, Youcef bouchouchi, Yacef Saadi , Mme Benbella,les frères Zoubirs et d’ autres moudjahidines des blessés et beaucoup d autres je ne me rappelle pas des noms
    Allah yarhamhoum

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