OUKIL El Hadj Omar

OUKIL El Hadj Omar

Né le 22/06/1938. Élève à Kouba. Mont Riant, Dar el Baraka. Enlevé avec ses deux frères à son domicile le 27 mai 1957 à 5 h, par des militaires cantonnés à la Ferme Cakia à Birmandreis. Dossier ouvert par le procureur général Reliquet. Lettre du père. Réponse selon laquelle il n’a pas été assigné à résidence (archives de la commission de sauvegarde).

Extrait:

« J’ai l’honneur de bien respectueusement vous adresser la présente requête en vous exposant les faits suivants: 

Mon fils Oukil El Hadj Omar Ould Mohamed né le 22 juin 1938 demeurant chez moi Birmandreis, élève à l’Ecole professionnelle de Kouba, a été au cours d’un contrôle de recensement effectué dans la commune de Birmandreis le lundi 27 mai 1957 à 6 heures du matin  été appréhendé en mon domicile pour vérification d’identité avec ses deux autres frères Zoubir et Mahmoud, par les militaires chargés de l’opération de contrôle et qui était (sic) en cantonnement à la ferme Cakia de Birmandreis. 

Mes deux enfants Zoubir et Mahmoud ont été relâchés le jour même alors que mon troisième fils Oukil El Hadj Omar Mohamed né le 22 juin 1938 n’a pas été relâché depuis le 27 mai 1957. 

J’attends vainement depuis cette date son élargissement et j’ignore même le lieux où il serait détenu et même s’il est toujours en vie. 

Devant cette situation je me vois dans l’obligation de m’adresser à votre haute autorité — car j’ai encore foi dans la justice française — pour vous demander de le déférer à vos tribunaux si mon fil a commis un acte répréhensible. 

C’est pourquoi j’ai l’honneur de bien respectueusement solliciter votre autorité ce qu’est devenu mon fils de porter plainte contre X pour séquestration de mon fils dont j’ignore même s’il est encore en vie. »