Victime de disparition forcée durant ce qui est appelé la bataille d’Alger. Son sort ne nous est pas encore connu.
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Dans leurs recherches, ses proches se sont adressés à la préfecture d’Alger. Des fiches du Service des liaisons nord-africaines indique qu’il est né le 11 novembre 1933 à Duperré (auj. Aïn Defla), qu’il est employé aux P.T.T., qu’il vit 3 rue Albert de Mun, villa Anissa à Alger, et qu’il a été enlevé le 5 février 1957 à son lieu de travail par un agent de Blida et qu’il a été remis aux autorités militaires. Il aurait été envoyé au camp de Béni Messous puis on aurait perdu sa trace. La fiche indique qu’en cas de découverte, il convient de prévenir Mme Mimoun Mohand à la même adresse.
Une liste du Service des liaisons nord-africaines indique qu’il a été enlevé le 5 février 1957. Cette liste signifie que, à la suite des recherches menées par les proches, le SLNA relance l’armée pour connaître le sort d’une personne. Le SLNA n’avait toujours pas eu de réponse à sa requête de la part de l’armée en octobre 1957.
Dans les documents conservés par le secrétaire général de la préfecture d’Alger, Paul Teitgen, lors de son départ en mai 1958 on trouve une liste d’enlevés signalés par l’avocat Me Préa dont Ahmed MIMOUN. Il indique qu’il est fonctionnaire au tri postal des C.F.A., qu’il a été enlevé le 5 février 1957 par le 1er R.E.P., qu’il a été conduit au commissariat du Port et qu’il y aurait depuis aucune nouvelle.
En août 1959, un groupe d’avocats a recueilli à Alger des informations de la part de familles de personnes enlevées et les a publiées dans un livre, Le Cahier vert. Dans leurs recherches, les proches de Ahmed ben Mohamed MIMOUN se sont adressés à ces avocats. Le Cahier vert indique qu’il est né le 11 novembre 1933 à Duperré (auj. Aïn Defla), qu’il est employé aux P.T.T., qu’il vit 3 rue Albert de Mun à Alger, que son père est comptable et qu’il est l’aîné de 5 enfants, qu’il a été enlevé par la police du 5ème arrondissement et qu’il a été remis aux bérets verts le 5 février 1957. Il aurait été conduit à la Villa Sésini (centre de torture) le même jour, puis au stade municipal le 13, et enfin, dans les sous-sols de la « nouvelle mairie » le 14 où les parachutistes se sont installés. Depuis, ses proches n’auraient eu aucune nouvelle.
Sources concernant Ahmed ben Mohamed MIMOUN :
– Fiches de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) en mars 1957 et mars 1958, Archives Nationales d’Outre-Mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
– Liste du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) d’octobre 1957, fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
– Liste de maître Préa, Archives nationales, fonds Georgette Elgey, 561AP/41, archives confiées par Paul Teitgen (APT).
– Zavrian Michel, Vergès Jacques et Courrégé Maurice, Les Disparus. Le Cahier vert, Paris, La Cité, 1959
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Fiches de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), Archives Nationales d’Outre-Mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
Liste du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) d’octobre 1957, fichier « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », fonds de la préfecture d’Alger, carton 91/4 I 62, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).

Liste de maître Préa, Archives nationales, fonds Georgette Elgey, 561AP/41, archives confiées par Paul Teitgen (APT).
Zavrian Michel, Vergès Jacques et Courrégé Maurice, Les Disparus. Le Cahier vert, Paris, La Cité, 1959



