HADJABI Brahim *

HADJABI Brahim ben Badi

N’a pas survécu à la disparition forcée.

Dans leurs recherches, ses proches se sont adressés à la préfecture d’Alger. Une fiche du Service des liaisons nord-africaines indique qu’il est né le 4 juillet 1931, qu’il est employé au Gouvernement Général (ministère de l’Algérie), qu’il vit impasse Jenina et qu’il a été enlevé le [22 février 1957 par les parachutistes. En réponse aux recherches de la famille, l’armée le prétend tout à la fois interné dans un camp et suicidé.

Un courrier de Paul Teitgen informe le général Massu de ce que ses services ont répondu le 3 mai à son épouse qu’il était assigné à résidence au centre de tri de Beni Messous, l’autorisant même à lui apporter des colis, alors qu’il aurait été « retrouvé pendu dans sa cellule », quelques jours après son arrestation le 22 février par l’armée. Teitgen insiste sur le fait que Hadjabi n’a jamais été assigné à résidence par ses soins et n’a jamais mis les pieds à Beni Messous (ANOM 91 2K 9). Il indique encore que de tels détenus fictifs, auxquels on autorise de rendre visite, sont nombreux. Sa famille, n’ayant pas récupéré le corps, semble encore  rechercher Hadjabi en 1958. Nouvelle fiche du SLNA en décembre 1958, selon laquelle « il se serait suicidé dans sa cellule » … au camp de Beni Messous. Puis Notice signalétique de disparition du ministère de l’Intérieur, avec photo, sans résultat (cabinet du préfet, ANOM 91/ 4 I 213).

Le 20 mars 2026, deux nièces de Brahim Hadjabi laissent sur le site les commentaires suivants :

« Il s’agit de mon oncle paternel. Brahim Hadjabi fils ou wald El Hadi, mon grand-père. Il a été torturé et est mort électrocuté ensuite enterré dans une fausse commune qui selon les recherches de mon père, son frère, Rabah, se trouve à Bach-Djarah, wilaya d’Alger. »
« ‌Mon oncle, le chahid Hadjabi Ibrahim, fils de Hadjabi El Hadi et de Hamlaoui Yakout, n’a jamais été marié. Il disait souvent à ma grand-mère : « Je suis marié à ma patrie, l’Algérie. » Il a consacré toute sa vie à la cause de la libération nationale, avec un engagement total et sans compromis.
Après sa disparition, mes parents, mon père Hadjabi Rabah et ma mère Hadjabi Samia née Ait Ali Braham, n’ont jamais cessé de chercher à retrouver sa dépouille, ne serait-ce que pour apaiser le cœur de ma grand-mère. Malgré les difficultés et les années, ils n’ont jamais baissé les bras. Leurs efforts ont finalement permis de découvrir que mon oncle avait été enterré dans une fosse commune à Bach Djerrah, après avoir subi de terribles tortures, notamment par électrocution, aux côtés de nombreux moudjahidine.
Son prénom est resté gravé dans notre famille. Mon frère a porté son nom en hommage, mais il nous a malheureusement quittés très jeune, au même âge que mon oncle chahid.
Aujourd’hui encore, sa mémoire perdure à travers notre histoire familiale. Même l’activité industrielle de mon père porte son empreinte, avec la boutonnerie Brahimia, comme un symbole de transmission et de fidélité à ses valeurs. »

Sources le concernant :

– Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), Archives Nationales d’Outre-Mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).

– Informations fournies par la famille le 20 mars 2026.

Cabinet du préfet d’Alger, ANOM

7 commentaires

  1. Samia Belkhodja Répondre

    C’est mon aïeu, et je tiens à préciser qu’il a été éléctrocuté, allah yerrahmek

    • Fabrice

      merci pour ce message, si vous avez davantage de précisions, merci de nous les communiquer

  2. WAHIB HADJABI Répondre

    bonjour
    a titre information que mon oncle n a j aime était marie
    car il était tue par l arme française électrocuté
    pour ma grands elle n ait jamais revu sont fils

  3. Dalya hadjabi Répondre

    Mon aïeux aussi allah yrahmo, victime d’une injustice toujours présente même apres son électrocution

    • Souhila Hadjabi eps Belkhodja

      Mon oncle, le chahid Hadjabi Ibrahim, fils de Hadjabi El Hadi et de Hamlaoui Yakout, n’a jamais été marié. Il disait souvent à ma grand-mère : « Je suis marié à ma patrie, l’Algérie. » Il a consacré toute sa vie à la cause de la libération nationale, avec un engagement total et sans compromis.
      Après sa disparition, mes parents, mon père Hadjabi Rabah et ma mère Hadjabi Samia née Ait Ali Braham, n’ont jamais cessé de chercher à retrouver sa dépouille, ne serait-ce que pour apaiser le cœur de ma grand-mère. Malgré les difficultés et les années, ils n’ont jamais baissé les bras. Leurs efforts ont finalement permis de découvrir que mon oncle avait été enterré dans une fosse commune à Bach Djerrah, après avoir subi de terribles tortures, notamment par électrocution, aux côtés de nombreux moudjahidine.
      Son prénom est resté gravé dans notre famille. Mon frère a porté son nom en hommage, mais il nous a malheureusement quittés très jeune, au même âge que mon oncle chahid.
      Aujourd’hui encore, sa mémoire perdure à travers notre histoire familiale. Même l’activité industrielle de mon père porte son empreinte, avec la boutonnerie Brahimia, comme un symbole de transmission et de fidélité à ses valeurs.

  4. Schahnez Hadjabi Répondre

    Il s’agit de mon oncle paternel. Brahim Hadjabi fils ou wald El Hadi, mon grand-père. Il a été torturé et est mort électrocuté ensuite enterré dans une fausse commune qui selon les recherches de mon père, son frère, Rabah, se trouve à Bach-Djarah, wilaya d’Alger.

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