HAMMACHE Mohammed-Mohand ben Mohand

N’a pas survécu à la disparition forcée durant ce qui est appelé la bataille d’Alger.

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En août 1957, un groupe d’avocats a recueilli à Alger des informations de la part de familles de personnes enlevées et les a publiées dans un livre, Le Cahier vert. Dans leurs recherches, les proches de Mohammed HAMMACHE se sont adressés à ces avocats. Le Cahier vert indique qu’il est né le 16 mars 1924, qu’il est ouvrier, qu’il vit à Belcourt et qu’il est père de trois enfants. Il indique qu’il a été enlevé le 26 juin 1957 par les gardes mobiles, qu’il a séjourné pendant quatre mois au camp de Beni Messous avant de disparaître, et que ses proches le recherchaient toujours en août 1959.

En février 2025, son neveu Saïd Hammache a laissé un commentaire sur cette page, puis il a écrit aux historiens Malika Rahal et Fabrice Riceputi le 8 septembre 2026. Dans ce message, il désigne son oncle sous le nom de Mohand HAMMACHE. Il indique que celui-ci a été arrêté par des gardes mobiles en juin 1957 à son domicile, au 33 rue Caussemille à Belcourt, en compagnie d’un neveu âgé de 20 ans qui a ensuite été relâché. Les deux hommes auraient d’abord été conduits au 23 rue Bruce à Alger, que Saïd Hammache décrit comme une « maison mauresque dédiée à la torture et à la question ».

Selon Saïd Hammache, son oncle est ensuite passé brièvement par le centre d’internement de Beni-Messous, avant d’être détenu à l’école des sourds-muets de Télemly, où il aurait été « de nouveau torturé sauvagement ». Cette dernière information lui vient du témoignage d’un codétenu nommé Boubekeur, originaire de la même région de Kabylie que Mohammed Hammache. Il ajoute dans un message ultérieur que personne dans la famille n’a pu le voir durant cette période (ce qui explique peut-être l’incertitude entre les camps de Beni-Messous, mentionné dans le Cahier vert, et de Paul-Cazelles, mentionné par Saïd).

Saïd Hammache rapporte également ce que ce codétenu aurait raconté : « une nuit des parachutistes sont venus chercher un groupe d’hommes listés sur une feuille de papier, et dont faisait partie mon oncle ». À partir de ce témoignage, il formule l’hypothèse que son oncle ait pu faire partie des hommes jetés à la mer après leur détention. Il écrit : « Probablement il a fait partie des hommes qu’on attacher et jetés en mer au large de la baie d’Alger, et qu’on appelait avec mépris : « Les crevettes de Bigeard ». »

Enfin, Saïd Hammache indique que son oncle « était un important responsable logistique dans la zone autonome d’Alger dirigé par Yacef Saadi ». Lui même avait trois ans a l’époque et n’en a pas de souvenirs directs.

 

Sources concernant Mohammed Ben Mohand HAMMACHE

  • Jacques Vergès, Michel Zavrian et Maurice Courrégé, Les disparus, le cahier vert, Lausanne, La Cité, 1959, p. 32
  • Commentaire de Saïd Hammache sur 1000autres.org, février 2025.
  • Communication personnelle de Saïd Hammache avec Malika Rahal et Fabrice Riceputi, 8 septembre 2026.

  • Jacques Vergès, Michel Zavrian et Maurice Courrégé, Les disparus, le cahier vert, Lausanne, La Cité, 1959, p. 32.

  • Commentaire de Saïd Hammache sur 1000autres.org, février 2025

« Il a été emmené de Belcourt-El Hamma vers les locaux militaires de la Rue Bruce près de la mosquée Katchaoua dans la basse casbah.
Il fut interné au centre de Paul-Cazelles [il corrige ultérieurement en indiquant Beni-Messous] durant 4 mois
Des témoignages disent qu’il a été détenu et torturé à l’école des sourds-muets de Telemly, puis emmené par des parachutistes. »

  • Email de Saïd Hammache à Malika Rahal et Fabrice Riceputi, 8 septembre 2026.

« Mon oncle Mohand HAMACHE à été arrêté par des gardes mobiles à son domicile sis au 33 rue caussemille à Belcourt (Alger) en Juin 1957,

et a été conduit avec son jeune neveu âgé de 20 ans (qui a été ensuite relaché) au 23 rue Bruce à Alger, maison mauresque dédiée à la torture et à la question.
Il sera ensuite de passage au centre d’internement  de « Paul-Cazelles » [il corrige ultérieurement en indiquant Beni-Messous] un court temps, avant de se retrouver à l’école des sourds-muets à Telemly (Alger),
où il fut de nouveau torturé sauvagement, d’après le témoignage d’un co-détenu (Boubekeur) originaire de la même région en kabylie, dont ils sont natifs.
D’après ce témoin, une nuit des parachutistes sont venus chercher un groupe d’hommes listés sur une feuille de papier, et dont faisait partie mon oncle. Probablement il a fait partie des hommes qu’on attacher et jetés en mer au large de la baie d’Alger, et qu’on appelait avec mépris : « Les crevettes de Bigeard ».
Mon oncle était un important responsable logistique dans la zone autonome d’Alger dirigé par Yacef Saadi. »

2 commentaires

  1. Hammache Said Répondre

    Il a été emmené de Belcourt-El Hamma vers les locaux militaires de la Rue Bruce près de la mosquée Katchaoua dans la basse casbah.
    Il fut interné au centre de Paul Cazelle durant 4 mois
    Des témoignages disent qu’il a été détenu et torturé à l’école des sourds-muets de Telemly, puis emmené par des parachutistes.

  2. Hamma rachid Répondre

    Hamma rachid Allah yarhame chahide hammache mohamed amine ya rabi

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