BOUABDALLAH A. *

BOUABDALLAH Ali

Né le 20/10/1933. Garçon de café. HLM Bd Verdun. Enlevé le 22 février 1957 par le 3e RPC. Visible à Bouzareah durant une semaine. Le lieutenant Godard répond qu’il est emprisonné à Souk Arras, Mme Massu qu’il est « libéré ». Toujours recherché par sa famille en août 1959 et en octobre 1962. (SLNA, CV, Al Chaab)

Avis de recherche publié par le journal Al Chaâb le 11 octobre 1962, avec la photo d’Ali Bouabdallah.

Abréviations des principales sources utilisées :/p>

SLNA : « Fiches de renseignement » du Service des Liaisons Nord-Africaines : « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », ANOM, 91/ 4 I 62.

Liste SLNA : mention sur une liste de rappels adressée à l’armée par le SLNA en octobre 1957, la fiche de renseignement correspondant n’étant pas archivée). ANOM, 91/ 4 I 62

CV : Jacques Vergès, Michel Zavrian, Maurice Courrégé, Les disparus, le cahier vert, Lausanne, La Cité, 1959.

Archives Teitgen : Archives confiées par Paul Teitgen à Georgette Elgey, Archives Nationales, 561AP/41.

SHD : divers fonds du Service Historique des Armées, GR 1 H

CS : archives des deux commissions de Sauvegarde des droits et libertés individuels (1957-1962), Archives Nationales, F/60/3124-F/60/3231.

Presse algérienne (1962-1963) : documents fournis par Malika Rahal.

3 commentaires

  1. djélil bouhafs Répondre

    Des Maurice Audin par milliers? Oui, et rien qu’en une semaine, début avril 1957, nous étions au début du mois de ramadan. Six membres d’une même famille, Djelil Sid Jilali et ses deux frères Zefit et Miloud sont enlevés, torturés et exécutés par le capitaine Abadie, commandant de la SAS d’Aïn-Kihal et Aghlal (14 km d’Aïn-Témouchent). Les corps des deux premiers n’ont pas été retrouvés à ce jour. Leur oncle paternel et son fils: Djelil Adda et Habib connaissent le même sort début juillet 1957: corps non retrouvés à ce jour : le même capitaine Abadie en fut le commanditaire; puis, c’est le tour de Djelil Rayah, enlevé, torturé et exécuté fin juin 1957 et exposé pendant plusieurs jours dans le vignoble du colon Paul Lecaroze. Cette famille a été décimée entre début avril et début juillet 1957.

  2. djélil bouhafs Répondre

    En mai 2005, je fus informé par un ancien résistant domicilié au village de Sidi ben Adda (ex. Trois Marabouts) qu’il a été découvert dix squelettes dans le village d’Aghlal, suite à des travaux de terrassement. Ces squelettes étaient recouverts d’une dalle de béton armé. Ce sont certainement les restes de résistants torturés puis exécutés froidement en 1957 ou après; mais je sais que les frères Djélil: Sid Jilali, Zefit et Miloud, mes oncles, ont été assassinés par les sbires du capitaine Abadie qui commandait la SAS d’Aghlal et Aïn-Kihal. Autre témoignage: j’ai été arrêté et torturé par la police d’Aïn-Témouchent fin mai 1957 en même temps que mon frère aîné Djélil Rayah, ainsi qu’une cinquantaine de personnes et fûmes dirigés vers différents centres de torture: 2eme Bureau, gendarmerie de Rio Salado, commissariat d’Aïn-Témouchent. Notre groupe comprenait dix personnes; trois d’entre elles ont disparu, dont les restes ont été découverts par mon père en août 1962 à Sidi Safi près de Béni Saf: l’imam Benbabouche Lahcen, Bensalah Mohamed et Tigri Bouhaous.

  3. Djelil Bouhafs Répondre

    J’ai rencontré Jean-Luc Einaudi un an avant son décès. Nous avons parlé des Algériens qui avaient été assassinés lors de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961; je lui ai signalé le nom d’un ami d’Aïn-Témouchent, Hajri Mounir, qui faisait partie des victimes, mais qui ne figurait pas dans la liste laborieusement reconstituée par lui dans son ouvrage; il m’avait promis d’y faire figurer le nom de Mounir, avant d’ajouter: « Ceci permet de conclure qu’il y a d’autres noms qu’il ne m’a pas été permis de connaître. Grâce à notre heureuse rencontre, le martyr Mounir n’est pas oublié ». Einaudi m’avait fait part des difficultés à publier un ouvrage…

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