SADEG *

SADEG Rabah

Né le 01/12/1912. Marchand de charbon. Rue Richard Maguet (Fontaine Fraiche) Enlevé le 1er février 1957 par les parachutistes. Pas de réponse de l’armée en octobre. (SLNA)

Disparu. Voir ci-dessous les commentaires et témoignages de ses fils, qui nous ont fait parvenir son portrait, ainsi que la photographie de la maison où il fut enlevé.

Photo Cheikh Rabah Sadeg(Sadek) disparu en 1957

Reçu le 31/10/2018 :

« Je suis un autre fils de Sadeg Rabah, il a laissé une progéniture de 8 ENFANTS (le plus petit avait 2 ans et le plus grand 16 ans).
Son arrestation :
Par cette journée ensoleillée du 1er février 1957 le ciel était bleu et il faisait bon respirer car la fraîcheur balayait les rayons de soleil qui se diluaient dans l’atmosphère.
Au courant de l’après-midi Si Rabah, chez lui, au 27 rue ex-Richard Maguet à Fontaine Fraîche, était entourée de sa famille.
Ce jour là il y avait aussi trois Moudjahidines. Farida Sahnoune et sa sœur Fadhéla qui faisaient office d’agents de liaison du secteur Alger 3, et Bellouni Mahfoud coordonnateur avec le CEE [1].
Les deux Moudjahidates étaient en train de mettre sous enveloppe, pour les distribuer, les tracts du FLN pour informer la population. Tout le monde était assis dans le salon et l’heure de la prière de l’âssar était proche.
En position assis par terre, Si Rabah se tenait en face de Bellouni Mahfoud son invité qui était là depuis le déclenchement de la grève des 8 jours [2]. Qui aurait douté ce jour-là que les événements allaient être bouleversants pour Si Rabah et sa famille, tellement la quiétude et la chaleur familiale semblait l’emporter.
Si Rabah était en train d’échanger des paroles avec Si Mahfoud et le sujet tournait autour de la révolution. La grève battait son plein et l’ordre du FLN a été suivi à la lettre jusque là. Mais quelle allait être la réaction de l’administration coloniale, s’interrogeaient les deux hommes du FLN.
Pour revenir à ce 6ème jour de grève, nous étions donc assis dans le salon, je me rappelle vers 16h la sonnerie de l’appartement retentit soudain. L’auteur insiste encore une deuxième fois. Yemma s’inquiète en s’adressant à mon père :

– qui ça peut-il être, lui lance-t-elle.

– Mohamed le frère aîné, ayant observé de la terrasse leur arrivée, signale la présence des paras.

– Fadhéla Sahnoune qui se tenait devant la porte de l’appartement ajoute les paras sont là !

– Si Rabah tranquillise son épouse et lui dit ne t’inquiète pas et ensuite il donne instruction à Fadhéla qui était devant la porte d’ouvrir la vachette.
Après avoir desserré le verrou de la porte, Fadhéla est projetée en arrière.

Trois malabars surgissent comme des fauves. Ce sont les paras de Bigeard, portant des casquettes. Il y avait leur chef un lieutenant accompagné de deux autres malabars qui se tenaient à l’écart pointant leurs mitraillettes. Ces noms qui sévissaient dans le secteur de Fort l’Empereur à cette époque ont été dévoilés par les historiens, ce sont les Faulques, Allaire, Fleutiot, Charbonnier sous la houlette de leurs chefs le commandant Aussaresses et le colonel Trinquier.
Le lieutenant, ‘FLEUTIOT que j’ai reconnu moi et ma soeur, 60 ans après dans une photo parue dans le quotidien « le soir d’Algérie », un gorille blond de taille moyenne et aux yeux bleus, qui avait une poitrine comme un aérodrome, s’adresse en direction de mon père.

– Sadek Rabah c’est qui de vous deux. !
Bellouni Mahfoud se tenait immobile, il était assis par terre.
– Mon père se lève et répond c’est moi.
Le para lance en direction de Yemma (ma mère):
– Vous, donnez lui sa veste et s’adressant à mon père il luit dit et vous suivez nous, on vous emmène.

Pour arriver jusqu’au seuil de l’appartement, les paras ont stationné leur Jeep le long du mur d’enceinte et sans se déranger ont grimpé sur le mur et fait un saut par dessus de 3 mètres pour atterrir dans la cour, puis, par l’escalier, ils sont montés jusqu’à l’appartement. Nous n’avions entendu aucun bruit de leur arrivée. Cette façon d’arriver consiste à terroriser l’adversaire en le prenant par surprise.

Deux autres paras tenaient la garde à l’extérieur. Si Rabah, après avoir enfilé sa veste et placé sa chéchia stamboule sur la tête, est ensuite embarqué dans la Jeep.
Yemma et Mohamed suivaient leur départ par la vitre de la fenêtre du salon qui donnait sur la rue Richard Maguet, et quand Yemma aperçut un homme allongé dans la Jeep elle se mit à pleurer :

– le pauvre qui est-ce, ils l’ont tué ces criminels ! Elle se mit à sangloter en s’apitoyant sur l’homme qu’elle croyait mort.

– Mohamed lui répond, tu n’as pas compris l’homme allongé n’est pas mort, c’est lui qui les a ramené chez notre père. Il n’a pas pu tenir le coup de la torture et il a du parler.

La Jeep démarra ensuite en emmenant à son bord Si Rabah, entouré des paras qui le tenaient à l’œil en pointant leurs mitraillettes sur lui.
Ils revinrent par la suite à notre domicile, accompagnés de notre père qui avait le visage tuméfié par les tortures qu’on lui faisait subir. Les paras lui arrachèrent un pistolet qu’on avait dissimulé et repartirent. Ce jour là mon père a pu glisser un mot à ma mère en lui disant j’ai été confondu avec untel et il leur a dit que j’étais son responsable à qui il confiait la collecte des fonds à laquelle il était chargé.
Les paras nous terrorisaient sans relâche, ils surgissaient surtout la nuit. Un jour, ils vociféraient contre notre mère: dis donc la mémé tu vas nous dire où ton mari il a caché l’argent, sinon on emmène ton fils. L’aîné avait 16 ans et il fut torturé devant notre père pour lui arracher des informations. Un autre jour, ils débarquèrent toujours la nuit en vociférant encore: alors mémé tu vas nous dire où ton mari il cache les bombes. Réfutant tout, ma mère résista malgré tout, mais craignait pour ses enfants. Les paras s’en allèrent en menaçant de revenir le lendemain pour détruire la maison. Le lendemain, elle nous réveilla en sursaut et une fois préparés, elle nous emmena chez ses neveux à la basse Casbah, qui nous ont recueillis favorablement. Pour ne pas trop m’étaler, les paras ne nous retrouvèrent jamais, l’ainé fut emprisonné par les bérets noirs et incarcéré dans des camps (Téféchount et Camp du Maréchal). Notre maison fut par la suite occupée de force par les zouaves qui la transformèrent en lieu de tortures. Ceux qui ont approché notre père durant sa détention dirent qu’il a été brûlé au chalumeau sur tout le corps et était méconnaissable. Un jour, ces paras ont ramené son permis de conduire et le laissèrent chez l’épicier du quartier, notre voisin.
A l’indépendance notre père n’a jamais réapparu. »


Notes de 1000autres.org

  1. Le Comité de coordination et d’exécution (CCE) était l’organe central de la direction du FLN créé par le congrès de la Soummam, en août 1956.
  2. Afin de montrer son audience auprès des Algériens, le FLN les a appelés à une grève générale de 8 jours, du 28 janvier au 4 février 1957. D’abord très bien suivie, elle est très violemment réprimée par l’armée.

Principales sources utilisées :

SLNA : « Fiches de renseignement » du Service des Liaisons Nord-Africaines : « Personnes arrêtées, demandes de recherche transmises au commandement militaire », ANOM, 91/ 4 I 62.

Liste SLNA : mention sur une liste de rappels adressée à l’armée par le SLNA en octobre 1957, la fiche de renseignement correspondant n’étant pas archivée). ANOM, 91/ 4 I 62

CV : Jacques Vergès, Michel Zavrian, Maurice Courrégé, Les disparus, le cahier vert, Lausanne, La Cité, 1959.

6 commentaires

  1. Younès Sadeg Répondre

    Sadeg Rabah est mon père, Je me souviens du jour où il a été enlevé (Grève des sept jours).J’avais sept ans et demi.Il a été ramené quelques jours plus-tard chez nous, chez lui, au 27, rue des Frères Bouchouchi (ex-Richard Maguet)-Fontaine-fraîche-Scala(El Biar) par les militaires français. Ma famille a gardé l’espoir de le revoir jusqu’à l’indépendance, mais malheureusement, on ne l’a plus revu.Il a été tué et enterré dans un endroit inconnu.

    • HistoireColoniale

      Merci beaucoup pour votre témoignage.

  2. krimo Répondre

    Cette grève des huit jours avait la prétention de changer les rapports entre le colon et le colonisé, et elle les a changés.

    Arrestation en masse, torture en masse. Finalement un pourcentage de torturés parlaient et donnaient des noms, de leur collecteur de fonds. Immédiatement le renseignement est exploité, les paras se rendaient au domicile du collecteur. S’ils ne le trouvaient pas ils emmenaient sa famille, sa femme, son père ses frères et ainsi de suite. Les bérets verts s’en prirent à toute la population musulmane sans distinction de sexe, ni d’âge. Des femmes arrêtées torturées, des enfants torturés, des jeunes après avoir été arrêtés furent liquidés sans jugement.
    Des milliers d’algériens disparurent ou furent exécutés par la soldatesque française. Au FLN on a estimé le nombre d’algériens disparus à 5000.
    Dans le seul quartier de fontaine-fraîche dans un rayon de 100 mètres nous avons compté plus d’une vingtaine de liquidés sur place dont je cite les noms. Certains furent mitraillés dans la rue, d’autres tombèrent, qui au maquis, qui exécutés sur les lieux de torture dont Si Sadek Rabah. Il fut arrête après que des aveux furent obtenus contre lui par la gégène.
    Pour Si Rabah, que Dieu l’accepte en son Paradis parmi les martyrs de la révolution, ils lui firent subir à son âge des tortures inimaginables. Tout y passa : électricité, eau. Tous les survivants qui lui firent confrontés dirent plutard qu’il fut brûlé à la lampe à souder des plombiers, sur tout le corps. Si Rabah que les paras promenaient dans leur Jeep dans les rues d’El Biar, de fontaine fraîche et d’Alger, et s’arrêtant devant chaque maison pour faire peur aux habitants en espérant que Si Rabah flancherait pour leur indiquer les demeures de ses militants. Ma mère qui vit la Jeep des paras arrêtée en face de notre maison me raconta que Si Rabah n’avait plus de figure humaine, tout dans son visage était écrasé, que sa tête ne formait qu’un bloc noirâtre et sanguinolent. Il gémissait sous les coups de poings, de bâtons, de crosse de fusil qui pleuvaient sur lui. Les paras se défoulaient sur lui en riant. Dieu eut pitié de lui en le rappelant à Lui sans qu’il ait avoué quoique ce soit. Il mourut et son corps fut jeté quelque part par les soldats de la France des droits de l’homme.

  3. krimo Répondre

    Pour Sadeg (ou Sadek) Merci de corriger né le 01.02.1912 à Dellys, chef de secteur Alger 3 et membre suppléant au congrès de la Soumam, appréhendé par le lieutenant Fleutiot et ses acolytes, son fils Mohamed torturé devant lui à 16 ans pour lui arracher des informations, sa famille expulsée de leur domicile, sis à fontaine fraiche, pour être transformé en lieu de tortures.

  4. sadeg krimo Répondre

    je suis un autre fils de Sadeg Rabah, il a laissé une progéniture de 8 ENFANTS (le plus petit avait 2 ans et le plus grand 16 ANS).
    Son arrestation :
    Par cette journée ensoleillée du 1er février 1957 le ciel était bleu et il faisait bon respirer car la fraîcheur balayait les rayons de soleil qui se diluaient dans l’atmosphère.
    Au courant de l’après-midi Si Rabah chez lui, au 27 rue ex-richard Maguet à fontaine fraîche, était entourée de sa famille.
    Ce jour là il y avait aussi trois Moudjahidine. Farida Sahnoune et sa sœur Fadhéla qui faisaient office d’agents de liaison du secteur Alger 3, et, Bellouni Mahfoud coordonnateur avec le CEE.
    Les deux Moudjahidate étaient en train de mettre sous enveloppe, pour les distribuer, les tracts du FLN pour informer la population. Tout le monde était assis dans le salon et l’heure de la prière de l’âssar était proche.
    En position assis par terre, Si Rabah se tenait en face de Bellouni Mahfoud son invité qui était là depuis le déclenchement de la grève des 8 jours. Qui aurait douté ce jour là que les événements allaient être bouleversants pour Si Rabah et sa famille tellement la quiétude et la chaleur familiale semblait l’emporter.
    Si Rabah était en train d’échanger des paroles avec Si Mahfoud et le sujet tournait autour de la révolution. La grève battait son plein et l’ordre du FLN a été suivi à la lettre jusque là. Mais qu’elle allait être la réaction de l’administration coloniale, s’interrogeaient les deux hommes du FLN.
    Pour revenir à ce 6ème jour de grève, nous étions donc assis dans le salon, je me rappelle vers 16h la sonnerie de l’appartement retentit soudain. L’auteur insiste encore une deuxième fois. Yemma s’inquiète en s’adressant à mon père :

    – qui ça peut-il être, lui lance-t-elle.

    – Mohamed le frère aîné, ayant observé de la terrasse leur arrivée, signale la présence des paras.

    – Fadhéla Sahnoune qui se tenait devant la porte de l’appartement ajoute les paras sont là!

    – Si Rabah tranquillise son épouse et lui dit ne t’inquiète pas et ensuite il donne instruction à Fadhéla qui était devant la porte d’ouvrir la vachette.
    Après avoir desserré le verrou de la porte Fadhéla est projetée en arrière.

    Trois malabars surgissent comme des fauves. Ce sont les paras de Bigeard, portant des casquettes. Il y avait leur chef un lieutenant accompagné de deux autres malabars qui se tenaient à l’écart pointant leurs mitraillettes. Ces noms qui sévissaient dans le secteur de Fort l’Empereur à cette époque ont été dévoilés par les historiens, ce sont les Faulques, Allaire, Fleutiot, Charbonnier sous la houlette de leurs chefs le commandant Aussaresses et le colonel Trinquier.
    Le lieutenant, ‘FLEUTIOT que j’ai reconnu moi et ma soeur 60 ans après dans une photo parue dans le quotidien « le soir d’Algérie ») un gorille blond de taille moyenne et aux yeux bleus, qui avait une poitrine comme un aérodrome, s’adresse en direction de mon père.

    – Sadek Rabah c’est qui de vous deux. !
    Bellouni Mahfoud se tenait immobile, il était assis par terre.
    – Mon père se lève et répond c’est moi.
    Le para lance en direction de Yemma (ma mère):
    – Vous, donnez lui sa veste et s’adressant à mon père il luit dit et vous suivez nous, on vous emmène.

    Pour arriver jusqu’au seuil de l’appartement les paras ont stationné leur Jeep le long du mur d’enceinte et sans se déranger ont grimpé sur le mur et fait un saut par dessus de 3 mètres pour atterrir dans la cour, puis par l’escalier ils sont montés jusqu’à l’appartement. Nous n’avions entendu aucun bruit de leur arrivée. Cette façon d’arriver consiste à terroriser l’adversaire en le prenant par surprise.

    Deux autres paras tenaient la garde à l’extérieur. Si Rabah après avoir enfilé sa veste et placé sa chéchia stamboule sur la tête, est ensuite embarqué dans la Jeep,
    Yemma et Mohamed suivait leur départ par la vitre de la fenêtre du salon qui donnait sur la rue richard Maguet, et quand Yemma aperçut un homme allongé dans la Jeep elle se mit à pleurer :

    – le pauvre qui est-ce, ils l’ont tué ces criminels ! Elle se mit à sangloter en s’apitoyant sur l’homme qu’elle croyait mort.

    – Mohamed lui répond, tu n’as pas compris l’homme allongé n’est pas mort, c’est lui qui les a ramené chez notre père. Il n’a pas pu tenir le coup de la torture et il a du parler.
    La Jeep démarra ensuite en emmenant à son bord Si Rabah entouré des paras qui le tenaient à l’œil en pointant leurs mitraillettes sur lui.
    Ils revinrent par la suite à notre domicile, accompagné de notre père qui avait le visage tuméfié par les tortures qu’on lui faisait subir. Les paras lui arrachèrent un pistolet qu’on avait dissimulé et repartirent. Ce jour là mon père a pu glisser un mot à ma mère en lui disant j’ai été confondu avec untel et il leur a dit que j’étais son responsable à qui il confiait la collecte des fonds à laquelle il était chargé.
    Les paras nous terrorisaient sans relâche, ils surgissaient surtout la nuit. Un jour ils vociféraient contre notre mère: dis donc la mémé tu vas nous dire où ton mari il a caché l’argent, sinon on emmène ton fils. l’aîné avait 16 ans et il fut torturé devant notre père pour lui arracher des informations. Un autre jour, ils débarquèrent toujours la nuit en vociférant encore: alors mémé tu vas nous dire où ton mari il cache les bombes. Réfutant tout ma mère résista, malgré tout mais craignait pour ses enfants. Les paras s’en allèrent en menaçant de revenir le lendemain pour détruire la maison. le lendemain elle nous réveilla en sursaut et une fois préparés elle nous emmena chez ses neveux à la basse casbah qui nous ont recueilli favorablement. Pour ne pas trop m’étaler les paras ne nous retrouvèrent jamais, l’ainé fut emprisonné, par les bérets noirs et incarcéré dans des camps (téféchount et camp du maréchal). Notre maison fut par la suite occupé de force par les zouaves qui la transformèrent en lieu de tortures. Ceux qui ont approché notre père durant sa détention dirent qu’il a été brûlé au chalumeau sur tout le corps et était méconnaissable. Un jour ces paras ont ramené son permis de conduire et le laissèrent chez l’épicier du quartier, notre voisin.
    A l’indépendance notre père n’a jamais réapparu.

    • HistoireColoniale

      Merci beaucoup pour ce beau texte. Si vous le souhaitez, nous pouvons pour compléter les témoignages de ses fils publier sa photo ou tout autre document.

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