ISMAÏL Abdelkader

ISMAÏL Abdelkader ben Mohamed

N’a pas survécu à la disparition forcée durant ce qui est appelé la bataille d’Alger.

Si vous avez une photo, des informations ou des documents concernant Abdelkader ben Mohamed ISMAÏL, merci de nous écrire en commentaire ou à l’adresse mail 1000autres@laposte.net.

Dans leurs recherches, ses proches se sont également adressés à la préfecture d’Alger. Une fiche du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) document ces recherches et indique que Abdelkader ben Mohamed Ismail est né le 19 janvier 1930, qu’il est employé à la Maison du Café du Dey, à Hussein-Dey, qu’il vit 3 bd Bru, à Alger et qu’il a été enlevé au début février 1957, à 6h du matin à son domicile. En cas de découverte, il convient de prévenir son épouse, Mme Ismail Fatiha. Son nom apparaît ensuite sur une liste par laquelle le SLNA relance l’armée pour connaître le sort d’une personne. Cela signifie que l’armée n’avait donné aucune réponse en octobre 1957.

Dans une lettre datée sur 6 juin 1957 et conservée dans les archives de la  Commission de sauvegarde, son épouse Fatiha Ismail s’adresse au procureur d’Alger : « Je vous prie « Monsieur le Procureur » de me faire savoir au nom de mes 2 filles âgées l’une de 3 ans et l’autre de 1 an, si mon mari est mort ou vif et s’il est vif de me dire l’endroit où il se trouve actuellement. » 

Selon  une réponse de la préfecture au procureur général, datée du 20 juin 1957, après enquête auprès de l’armée, Abdelkader Ismail aurait été « libéré » le 18 mars 1957 et il est « envisagé que l’intéressé a rejoint les rebelles ». 

Dans le Fichier des arrestations constitué par la 10e Division de parachutistes, il est donné comme « arrêté le 15 février 1957 » par le 1er Régiment étranger de parachutistes et « libéré le 18 février 1957 ». Cette date de « libération » diffère donc de celle donnée par la réponse de la préfecture. De plus selon les historiens, une libération peut aussi constituer une version mensongère utilisée pour dissimuler la mort d’une personne durant sa détention, soit qu’elle a été torturée à mort, soit qu’elle a été assassinée.

 

Sa fille Ratiba ISMAÏL a confirmé par un message en mars 2022, puis au cours d’un entretien, qu’il n’était jamais revenu auprès des siens après son enlèvement. Elle explique que sa famille a multiplié les démarches auprès des autorités civiles et militaires pendant et après la guerre sans jamais retrouver sa trace.

 

Source le concernant :

Sources et références concernant Abdelkader ben Mohamed ISMAÏL :

– Lettre de son épouse au procureur d’Alger, transmise à la Commission de sauvegarde, archives des Commissions de sauvegarde.
– Fiche et/ou recherches du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
– Liste du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) d’octobre 1957, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France), si cette liste est bien citée dans la notice.
– Réponse de la préfecture après enquête auprès de l’armée, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
– Notice en vue d’une assignation à résidence, Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
– Fichier des arrestations de février-mars-avril 1957 constitué par la 10e DP à partir des déclarations des différents régiments, fonds de la préfecture d’Alger, carton 91 1 K 1039, ANOM / Aix-en-Provence, France.
– Archives des Commissions de sauvegarde, Archives nationales.
– Témoignage et correspondance de sa fille Ratiba ISMAÏL, mars 2022.

  • Archives des deux commissions de Sauvegarde des droits et libertés individuels (1957-1962), Archives Nationales de France. Plusieurs courriers concernant Abdelkader Ismail.
  • Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), Archives Nationales d’Outre-Mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
  • Liste du Service des liaisons nord-africaines (SLNA) d’octobre 1957, ANOM
  • Notice en vue d’une assignation à résidence, février-mars 1957, ANOM
  • Liste des arrestations opérées par la 10e division de parachutistes, février-mars 1957, remise à la préfecture d’Alger en 1957, ANOM
  • Correspondance avec la famille

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  • Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), Archives Nationales d’Outre-Mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).

  • Liste des arrestations opérées par la 10e division de parachutistes, février-mars 1957, remise à la préfecture d’Alger en 1957, ANOM

  • Archives des deux commissions de Sauvegarde des droits et libertés individuels (1957-1962), Archives Nationales de France. Plusieurs courriers concernant Abdelkader Ismail.

  • Liste des arrestations opérées par la 10e division de parachutistes, février-mars 1957, remise à la préfecture d’Alger en 1957, ANOM

  • Correspondance avec la famille (31/03/2022)

« Bonjour Madame/Monsieur

Je me présente c’est  Madame Ismail Ratiba la fille de Mr Ismail Abdelkader qui figure dans la liste des ENLEVÉS, DÉTENUS CLANDESTINEMENT, TORTURÉS ET PARFOIS ASSASSINÉS PAR L’ARMÉE FRANÇAISE à Alger 1957 – des Maurice Audin par milliers.

En effet, suite à la publication  sur votre site d’une page relative à la disparition de mon père  , voici le lien correspondant :  https://1000autres.org/ismail

et aussi en réponse de l’annonce indiquant de vous contacter dans le cas ou on reconnait une personne dans votre liste,  je me permets de vous  adresser ce message en vous demandant de bien vouloir nous apporter plus d’éclaircissement sur les circonstances de sa disparition.

De par cette occasion, je voudrai porter à votre connaissance que  plusieurs autorités françaises ont été contactées pour chercher les informations sur sa disparition , principalement la direction des archives ,les services historique de la défense , les archives nationales d’outre-mer et enfin  le ministère de l’intérieur en Décembre 2021 mais malheureusement il n’y a aucune réponse précise sur les circonstances de sa disparition.

Je vous informe que suite à son enlèvement en Février 1957 , nous avons proactivement effectuées toutes les démarches administratives, et recherches possibles auprès des autorités civiles et militaires françaises à Alger pendant et même après la guerre pour avoir de ces nouvelles, étant enfant j’accompagnai ma grand-mère paternelle ISMAIL khedaouedj lors de sa quête désespérément à différents endroits, mais malheureusement nous n’avons pas pu obtenir aucune trace de lui après son arrestation.

Suite à ces démarches, nous sollicitons vos compétences et larges connaissances sur l’étude de ce dossier et comptons sur votre expertise et diligence pour avoir une réponse de votre part.

Dans l’attente de vous lire, veuillez agréer Madame/ Monsieur l’expression de mes  salutations les plus distinguées.

Pièces jointes:

  • Extrait de naissance prouvant le lien parenté avec Mr Ismail Abdekader ( mon pére).
  • Photo de Mr Ismail Abdelkader.

Cordialement« 


 

 

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