N’a pas survécu à la disparition forcée durant ce qui est appelé la bataille d’Alger.
Si vous avez une photo, des informations ou des documents concernant Abdelkader ben Yahia GADOUCHE, merci de nous écrire en commentaire ou à l’adresse mail 1000autres@laposte.net.
Dans leurs recherches, ses proches se sont adressés à la préfecture d’Alger. Une fiche du Service des liaisons nord-africaines indique qu’Abdelkader ben Yahia Gadouche est né le 23 avril 1925 à Alger, qu’il est carrelier, qu’il vit 130 rue de Lyon, à Belcourt, et qu’il a été enlevé le 2 février 1957 à 5h30 à son domicile par les parachutistes bérets verts. Une seconde notice se trouve dans le dossier « Abattus » des archives du cabinet du préfet d’Alger. Cette seconde fiche comprend une réponse de l’armée, datée du 16 mai 1957 : il est déclaré « abattu au cours d’une tentative de fuite le 18 mars 1957 ».
Abdelkader Gadouche apparaît également dans le Fichier des arrestations constitué par la 10e Division de parachutistes confirme cette version. Selon les historiens, le récit de la tentative de fuite est souvent une version mensongère utilisée par les parachutistes lorsque la personne est morte durant sa détention, soit qu’elle a été torturée à mort, soit qu’elle a été assassinée.
Son nom, sous la graphie GADUCHE Abdelkader, figure également sur une liste de plaintes pour disparition reçues par le parquet d’Alger et dressée à la fin du mois de mai 1957.
En février 2021, un neveu a transmis un témoignage familial selon lequel son père Abdelkrim GADOUCHE, frère d’Abdelkader, avait retrouvé dans les années 1980 un témoin qui lui avait raconté les tortures et l’exécution de son frère. Il nous envoie également une coupure de presse évoquant son oncle.
Sources et références concernant Abdelkader GADOUCHE :
- Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
- Archives du cabinet du préfet d’Alger, dossier « Abattus », ANOM, 91/4 I 213, Aix-en-Provence, France.
- Fichier des arrestations de février-mars-avril 1957 constitué par la 10e DP à partir des déclarations des différents régiments, fonds de la préfecture d’Alger, carton 91 1 K 1039, ANOM / Aix-en-Provence, France.
- Liste de plaintes pour disparition reçues par le parquet d’Alger à la fin du mois de mai 1957, fonds Robert Delavignette.Témoignage familial reçu en février 2021.
- Témoignage du neveu d’Abdelkader Gadouche adressé le 7 février 2021 aux historiens du projet Mille autres. Il s’accompagnait d’une coupure de presse évoquant la personnalité d’Abdelkader Gadouche.
_____________________________________________________________________________________________________________________________________________
- Fiche de renseignement du Service des liaisons nord-africaines (SLNA), Archives nationales d’outre-mer (ANOM / Aix-en-Provence, France).
- Archives du cabinet du préfet d’Alger, dossier « Abattus », ANOM, 91/4 I 213, Aix-en-Provence, France.
- Fichier des arrestations de février-mars-avril 1957 constitué par la 10e DP à partir des déclarations des différents régiments, fonds de la préfecture d’Alger, carton 91 1 K 1039, ANOM / Aix-en-Provence, France.

- Liste de plaintes pour disparition reçues par le parquet d’Alger à la fin du mois de mai 1957, fonds Robert Delavignette.Témoignage familial reçu en février 2021.

- Témoignage du neveu d’Abdelkader Gadouche adressé le 7 février 2021 aux historiens du projet Mille autres. Il s’accompagnait d’une coupure de presse évoquant la personnalité d’Abdelkader Gadouche.
« Gadouche Abdelkader est mon oncle paternel.
Dans les années 1980, mon père Abdelkrim Gadouche, qui est le frère du chahid Gadouche Abdelkader, est parti en France, à Grenoble, à la recherche d’un harki connu, Ahmed Sabri, qui était témoin oculaire au moment de la torture et de l’exécution.
Celui-ci a raconté à mon père les atrocités des tortures d’un certain capitaine Pierre Lagaillarde, alors député de l’Assemblée le jour et grand tortionnaire la nuit, aidé par Le Pen et le capitaine paras Cassini.
Ce dernier les a torturés à mort et a coulé du béton armé sur eux, Abdelkader Gadouche et ses compagnons d’armes, à Oued Mazafran, Zéralda. »


